
D’un Chien et d’un Voleur.
Un Voleur entra furtivement de nuit dans une maison pour la voler, et offrit un pain au Chien qui la gardait, voulant l’empêcher d’aboyer, en l’amusant à manger ce pain. Mais ce fidèle gardien le refusa, et lui dit: – Malheureux, je connais ton intention. Tu veux m’empêcher d’aboyer, pour voler avec plus de liberté le bien de mon Maître; mais je me garantirai de ta tromperie, et je n’accepterai point tes présents. – Alors le Chien se mit à aboyer avec tant de violence, que tous les domestiques de la maison se réveillèrent au bruit qu’il fit, et donnèrent la chasse au Voleur.
Du Loup et de la Truie.
La Truie étant prête de mettre bas ses Cochons, fut visitée par le Loup, qui lui offrit de la servir et de la soulager dans le travail où elle était, et d’avoir un soin tout particulier de sa portée. La Truie alarmée de la présence d’un ennemi si redoutable, lui répondit qu’elle le remerciait de ses offres, qu’elle n’avait nullement besoin de son ministère, et que le plus grand service qu’il pouvait lui rendre était de s’éloigner d’elle le plus promptement qu’il pourrait, et de la laisser en repos, elle et ses petits.
De l’accouchement d’une Montagne.
