
Toute psychohistoire valable repose sur les Fonctions de Seldon qui présentent des propriétés analogues à celles de forces économiques et sociales telles que…
« Bonjour, monsieur, dit Gaal. Je… je…
— Vous pensiez que nous n’avions rendez-vous que demain ? C’est exact. Il se trouve seulement que, si nous voulons employer vos services, nous devons faire vite. Il devient de plus en plus difficile de recruter du personnel.
— Je ne comprends pas, monsieur.
— Vous parliez avec quelqu’un sur la tour d’observation, n’est-ce pas ?
— Oui. Un nommé Jerril. C’est tout ce que je sais de lui.
— Son nom importe peu. C’est un agent de la Commission de la Sécurité Publique. Il vous a suivi depuis l’aéroport.
— Mais pourquoi ? Je suis désolé, mais je ne vous comprends pas très bien.
— Cet homme ne vous a-t-il rien dit à mon sujet ? »
Gaal hésita un instant.
« Il vous appelait Cassandre Seldon.
— Vous a-t-il dit pourquoi ?
— Il a prétendu que vous prédisiez le désastre.
— En effet. Que pensez-vous de Trantor ? »
Décidément tout le monde semblait tenir à connaître son opinion sur Trantor. Gaal ne put que répéter : « C’est superbe.
— Vous dites cela sans réfléchir. Que faites-vous de la psychohistoire ?
— Je n’ai pas pensé à l’appliquer à ce problème.
— Quand vous aurez travaillé quelque temps avec moi, jeune homme, vous prendrez l’habitude d’appliquer la psychohistoire à tous les problèmes… Regardez. » Seldon tira d’une poche de sa ceinture son bloc à calcul. On disait qu’il en avait toujours un sous son oreiller pour s’en servir en cas d’insomnie. Le bloc avait à l’usage perdu un peu de son brillant. Les doigts de Seldon pressèrent les touches de matière plastique disposées sur les bords de l’appareil. Des symboles mathématiques se détachèrent en rouge sur la surface grise.
