
Certains éléments de «Apprenons à les aimer» sont la matière d'un projet de pièce de théâtre intitulée pour l'instant: «Nos amis les humains». Utiliser le regard d'êtres différents pour parler de nous, les humains, m'a toujours semblé intéressant. C'est une source inépuisable de réflexion (dans tous les sens du terme). J'ai déjà utilisé cette technique du «regard exotique sur l'humanité» dans Les Fourmis lors de la scène où mon héroïne, 103e, essayait d'interpréter les comportements humains en regardant les actualités télévisées, et aussi dans L'Empire des anges, quand Michael Pinson observe les mortels depuis le paradis et est désolé de constater qu'ils ne font qu'essayer de «réduire leur malheur au lieu de construire leur bonheur».
Les fourmis, les anges, deux points de vue complémentaires sur l'homme observé depuis l'in-finiment «bas» ou l'infiniment «haut». Ici donc ce serait plutôt l'infiniment «différent».
«L'Arbre des possibles» est une invention à laquelle je songe depuis que je me suis fait battre aux échecs par mon ordinateur. Si ce tas de ferraille est capable de prévoir tous les coups à venir de la partie, pourquoi ne pas essayer de le nourrir de la totalité de notre savoir humain, ainsi que de toutes les hypothèses de futurs, pour qu'il nous propose des évolutions logiques dans le court, le moyen et le long terme.
«L'école des jeunes dieux» présente une esquisse de mon prochain roman qui constituera la suite de L'Empire des anges. Il pose la problématique de l'éducation et de la vie au quotidien du ou des dieux qui nous dirigent.
Ces nouvelles sont aussi une manière de vous présenter la genèse de mes romans.
Chacune de ces histoires présente une hypothèse poussée jusqu'à son extrême: si on envoyait
