« Sauf Cortnay Penrose », murmura Catelyn. Sans l’avoir jamais rencontré, elle ne pouvait s’empêcher de déplorer sa perte. « Il faudrait en informer Robb immédiatement, dit-elle. Sait-on où il se trouve ?

— Aux dernières nouvelles, il se portait contre Falaise, la résidence des Ouestrelin, répondit le mestre. Si j’expédiais un corbeau à Cendremarc, peut-être y serait-on en mesure de lui dépêcher une estafette.

— Faites. »

Vyman retiré, elle relut le message. « Lord de La Nouë ne dit mot du bâtard de Robert, glissa-t-elle à Brienne. Celui-ci a dû être inclus dans la capitulation, mais j’avoue ne pas comprendre l’acharnement de Stannis à le réclamer.

— En tant que rival éventuel, peut-être ?

— La rivalité d’un bâtard ? non. Quelque chose d’autre… Il est comment, ce gamin ?

— Sept ou huit ans, gracieux, des cheveux noirs, des yeux très bleus. Les visiteurs le prenaient souvent pour le fils de Renly.

— Et Renly ressemblait à Robert. » En un éclair, elle devina. « Stannis compte exhiber le bâtard comme le portrait vivant de son frère et amener le royaume à se demander pourquoi Joffrey l’est si peu, lui.

— Et ce serait si décisif ?

— Les partisans de Stannis crieront à la preuve. Ceux de Joffrey que cela ne signifie rien. » Ses propres enfants étaient plus Tully que Stark. Seule Arya tenait de Ned nombre de ses traits. Et Jon Snow, mais il n’est pas mon fils. Elle se prit à songer à la mystérieuse mère de celui-ci, à cet amour secret dont Ned refusait de parler. Le pleure-t-elle comme moi ? Ou bien s’est-elle mise à le haïr quand il délaissa sa couche pour la mienne ? Prie-t-elle pour son fils comme je le fais pour les miens ?



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