
– Mais bien volontiers, monsieur, si cela peut vous aider dans vos recherches.
– Vous n’avez rien entendu cette nuit, pour votre part?
– Rien, jusqu’au moment où mon oncle a commencé d’élever la voix. Dès que je l’entendis, je m’empressai de descendre.
– C’est vous qui aviez fermé la maison hier soir. Etes-vous bien sûre d’avoir rabattu le loquet de toutes les fenêtres?
– Oui, monsieur.
– Et étaient-elles toutes, ce matin, telles que vous les aviez laissées hier soir?
– Oui, monsieur.
– L’une de vos femmes de chambre a un amoureux, n’est-ce pas? et si je ne me trompe, vous avez averti votre oncle qu’elle était allée le voir?
– Oui, c’est elle qui a servi le café dans le salon, et il est possible qu’elle ait entendu ce que disait mon oncle au sujet du diadème.
– Ah, bon! Et cela vous amène à supposer qu’elle aurait été en aviser son amoureux et que tous deux auraient combiné le vol ensemble?
– A quoi bon se perdre ainsi en vagues conjectures? s’écria le banquier avec impatience. Puisque je vous répète que j’ai surpris Arthur avec le diadème dans ses mains.
– Attendez un peu, monsieur Holder. Nous reparlerons de cela plus tard. Revenons à cette fille, mademoiselle. Vous l’avez vue rentrer par la porte de la cuisine, probablement?
– Oui, en allant m’assurer que les verrous étaient bien poussés, je l’ai vue qui rentrait furtivement. J’ai même aperçu l’homme dans l’ombre.
– Vous le connaissez de vue?
– Oh! oui, c’est le fruitier qui nous livre nos légumes. Il s’appelle Francis Prosper.
– Il se tenait, poursuivit Holmes, à gauche de la porte… c’est-à-dire à quelques pas plus haut sur le sentier?
