

EMPLETTES PAU TELE.
J'aperçois un intérieur de caserne avec un major entrain de faire la théorie des pompes à mitraille à ses hommes… Oh! je sais ferrée là-dessus maintenant… et des jurons, mon enfant, des jurons affreux, parce qu'il y avait un des hommes… une espèce de moule… — hon, voilà que je parle comme le major maintenant! — qui ne saisissait pas le mécanisme… Oh! dans les vingt-quatre Télés du magasin, rien que des scènes semblables, des communications qu'on ne pouvait pas couper… Quelle administration!
— Oui, je sais, dit Estelle; on a donné provisoirement, pendant le travail nécessité par les avaries, une communication quelconque à tous les abonnés.
— Et ici, mon enfant, j'espère que tu n'es pas tombée sur une communication désagréable.
— Non, maman, au contraire!.. C'est-à-dire, lit Estelle en rougissant, que nous avions communication avec un jeune homme très comme il faut…»
A ces mots. M m ° Lacombe sursauta.

«Un jeune homme, parle, tu m'inquiètes! Mon Dieu! quelle administration ridicule que celle des Télés! Sont-ils inconvenants parfois avec leurs erreurs ou leurs accidents! On voit bien que leurs employées sont de jeunes linottes qui ne songent qu'à bavarder, à médire, à se moquer des abonnés, à rire des petits secrets qu'elles peuvent surprendre!.. Un jeune homme!.. Oh! je me plaindrai!
