L'Électricité, c'est la Grande Esclave. Respiration de l'univers, fluide courant à travers les veines de la Terre, ou errant dans les espaces en fulgurants zigzags rayant les immensités de Péther, l'Électricité a été saisie, enchaînée et domptée.

C'est elle maintenant qui fait ce que lui ordonne l'homme, naguère terrifié devant les manifestations de sa puissance incompréhensible; c'est elle qui va, humble et soumise, où il lui commande d'aller; c'est elle qui travaille et qui peine pour lui.

Elle est l'inépuisable foyer, elle est la lumière et la force; sa puissance

Le Vingtième Siècle captive est employée à l'aire marcher aussi bien l'énorme accumulation de machines colosses de nos millions d'usines, que les plus délicats et subtils mécanismes. Elle porte instantanément la voix d'un bout du monde

Les pluie» régularisées.

Appareils de captatiou électrique des courauts atmosphériques.

à l'autre, elle supprime les limites de la vision, elle véhicule dans l'atmosphère l'homme, son maître, la lourde créature, jadis ridiculement attachée au sol comme un insecte incomplet.

Enfin, si elle est outil, (lambeau, porte-voix intercontinental, interocéanique et bientôt interastral, et mille choses encore, elle est arme aussi, arme terrible, terrifiant engin de bataille…

Mais l'Esclave que nous avons su forcer à nous rendre tant et de si variés services n'est pas si bien domptée, si bien rivée à ses chaînes qu'elle n'ait encore parfois ses révoltes. Avec elle, il faut veiller, toujours veiller, car la moindre erreur, la plus petite négligence ou inattention peut lui fournir l'occasion qu'elle ne laissera pas échapper d'une sournoise attaque ou même d'un de ces brusques réveils qui font éclater les catastrophes.



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