Car où est la très belle au sein non travaillé qui dédaignerait les soins de ton labour? Ou qui si arrogant voudrait être tombeau, de son amour, en fermant la postérité?

Tu es le miroir de ta mère, et elle en toi rappelle les amoureux avrils de son prime âge, ainsi à toi à travers les vitres de ton âge pourras recevoir en dépit des rides ton temps doré.

Mais si tu vis remémoré de ne pas être, alors meurs seul, et ton image meurt avec toi.

4

Infructifiante chose à aimer, pourquoi dépenser pour toi-même ton héritage de beautés? Les biens de la Nature ne sont pas dons mais prêts, et franche, elle prête à ceux-là qui sont libres:

Alors, ô bel avare, comment fais-tu abus des énormes faveurs accordées pour donner? Usurier maladroit, pourquoi uses-tu d'une pareille somme de sommes, cependant que tu ne peux la vivre?

N'ayant commerce qu'avec toi, toi de toi-même fraude ton propre toi; ainsi quand la Nature t'appellera à partir, quel acceptable acquit pourras-tu fournir?

Enterrée avec toi, ta beauté non usée! qui employée vivrait exécuteur de toi.

5

Ces heures, qui par gentil travail formèrent la merveilleuse vision sur laquelle tout oeil est fixé, elles joueront les tyrans sur cette chose-là même, à faire laid ce qui bellement excellait.

Car le temps jamais en repos conduira l'été jusque dans le hideux hiver et l'anéantira: sève durcie du gel, feuilles belles éloignées, beauté dessous la neige, et partout nudité.

Alors si la distillation de l'été n'avait laissé un prisonnier liquide entre des murs de verre, la vertu de beauté comme la beauté même en rien ne serait plus, ni elle ni aucune image de ce qui fut.



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