William J. Bidulph était l'agent principal, en Chine, de la compagnie d'assurances contre l'incendie et sur la vie, dont le siège social se trouvait à Chicago. La Centenaire – un bon titre et qui devait attirer les clients -, la Centenaire, très renommée aux États-Unis, possédait des succursales et des représentants dans les cinq parties du monde. Elle faisait des affaires énormes et excellentes, grâce à ses statuts, très hardiment et très libéralement constitués, qui l'autorisaient à assurer tous les risques.


Aussi, les Célestials commençaient-ils à suivre ce moderne courant d'idées, qui remplit les caisses des compagnies de ce genre. Grand nombre de maisons de l'Empire du Milieu étaient garanties contre l'incendie, et les contrats d'assurances en cas de mort, avec les combinaisons multiples qu'ils comportent, ne manquaient pas de signatures chinoises. La plaque de la Centenaire s'écartelait déjà au fronton des portes shanghaïennes, et entre autres, sur les pilastres du riche yamen de Kin-Fo.


Ce n'était donc pas dans l'intention de s'assurer contre l'incendie, que l'élève de Wang venait rendre visite à l'honorable William J. Bidulph.


«Monsieur Bidulph?» demanda-t-il en entrant.


William J. Bidulph était là, «en personne» comme un photographe qui opère lui-même toujours à la disposition du public, – un homme de cinquante ans, correctement vêtu de noir, en habit, en cravate blanche, toute sa barbe, moins les moustaches, l'air bien américain.


«A qui ai-je l'honneur de parler? demanda William J. Bidulph.


– A monsieur Kin-Fo, de Shang-Haï.




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