
« Aujourd’hui, nous pouvons verser des larmes pourquelques injustices qui nous sont restées en travers de la gorge. Nous allonstéléphoner à quelqu’un à qui nous avons juré de ne plus jamais parler (maisdont nous adorerions trouver un message sur notre répondeur). Cette journée doitse démarquer du scénario que nous écrivons chaque matin.
« Aujourd’hui, toutes les fautes seront permises etpardonnées. Aujourd’hui est un jour à profiter de la vie. »
LEMATHEMATICIEN Roger Penrose se promenait avec des amis en bavardantallègrement. Ils ne se turent qu’un moment pour traverser la rue.
« Je me souviens que, tandis que je traversais, uneidée incroyable m’est venue, dit Penrose. Pourtant, dès que nous eûmestraversé, nous avons repris notre discussion, et je n’ai pas réussi à retrouverl’idée que j’avais eue quelques secondes plus tôt. »
A la fin de l’après-midi, Penrose commença à se sentireuphorique, sans comprendre pourquoi. « J’avais la sensation qu’une choseimportante m’avait été révélée », dit-il. Il décida de récapituler chaqueminute de la journée et, lorsqu’il se rappela l’instant où il avait traversé lachaussée, l’idée lui revint en mémoire. Cette fois il décida de l’écrire.
Il s’agissait de la théorie des trous noirs, une véritablerévolution dans la physique moderne. Et l’idée avait resurgi parce que Penroseavait pu se souvenir que l’on garde toujours le silence lorsqu’on traverse larue.
SAINT ANTOINE vivaitdans le désert quand un jeune homme vint le trouver :
« Mon père, j’ai vendu tout ce que j’avais et je l’aidonné aux pauvres. Je n’ai gardé que quelques objets qui pourraient m’aider àsurvivre ici. J’aimerais que vous m’indiquiez le chemin du salut. »
