
Tu parles d'un glandu !
Il lui suffit d'appuyer sur un bouton pour mettre le monde à feu et à sang, mais il est pas foutu de contrôler ceux de sa braguette !
A cause de ce benêt, l'aigle américain s'est déplumé du croupion. On en verra d'autres, baby. Des plus tordues encore ; fais confiance à la connerie humaine.
Voilà le style de mes cogitations à l'instant où je poireaute dans le salon d'attente d'une clinique feutrée de Neuilly.
Elles sont telles, mes pensées, parce que c'est précisément à une jeune Amerloque que je viens rendre visite.
Miss Pamela Grey est une fille à papa made in U.S.A. dont le géniteur s'est emmilliardé dans le commerce du blé. Tu le vois, Eloi, ce book démarre comme les anciens polars de la « Série Noire » dans lesquels tu trouves immanquablement une riche héritière menacée de rapt par des gangsters de haute volée, décidés à faire cracher le dabe au bassinet…
Mais que je te module le pedigree de la gentille. Quand elle avait douze ans, sa maman, une Argentine volage, a joué cassos avec un beau ténébreux, en engourdissant un rude pacsif de dollars à son cornard.
De ce fait, la môme Pamela a vécu dans des collèges et universités de grand luxe jusqu'à ce qu'elle décroche un master d'économie. Ce parchemin en poche, elle est revenue au domaine familial avec des projets d'agences de voyages d'une conception nouvelle. Auparavant, elle a décidé de prendre une année sabbatique, ce qui est fréquent chez les jeunes gens friqués hésitant à plonger dans l'existence.
Elle s'est organisé un séjour en Europe et a choisi le mode de transport le plus long, à savoir le bateau. Une traversée en first à bord du Princess Butock, le nouveau fleuron de la Cunard, comme on dit puis à Bourgoin-Jallieu, mes villes natales.
