Dites moi à cœur ouvert: vous m’avez boudé pendant quelque temps? — et bien puisque c’est fini n’en parlons plus — adieu, on me demande — car le général est arrivé. — Adieu.

M. Lerma.

Mes compliments à tout le monde.

Il fait tard; j’ai trouvé un moment de loisir pour continuer cette lettre. Il у a tant de choses qui se sont passées en moi depuis que je ne vous ai écrit, tant de choses étranges, que je ne sais moi-même, quelle route je vais prendre: celle du vice ou de la sottise; il est vrai que toutes les deux mènent souvent au même but; — je sais que vous m’exhorterez, que vous essayerez de me consoler — ce serait de trop! je suis plus heureux que jamais, plus gai que le premier ivrogne chantant dans la rue! — Les termes vous déplaisent — mais hélas: dis moi qui tu hantes je te dirai qui tu es! — Je vous crois que, mademoiselle S. est fausse, car je sais que vous ne direz jamais de fausseté d’autant plus si c’est du mal! — que dieu la bénisse! — quant aux autres choses que j’aurais pu vous écrire. — Je guarde le silence, pensant que beaucoup de paroles ne valent pas une action, et comme je suis paresseux de nature, ainsi

— adieu.

Перевод

19 июня. Петербург.

Вчера я получил ваши два письма, дорогой друг, и я их проглотил; уже так давно не получал я от вас известий; вчера было последнее воскресенье, проведенное мной дома, в отпуску, а завтра (во вторник) мы отправляемся в лагерь на два месяца — я вам пишу сидя на школьной парте, под шум приготовлений и т. д. — Я полагаю, что вы будете рады узнать, что я, пробыв в школе только два месяца, выдержал экзамен в первый класс и теперь один из первых… это всё-таки внушает надежду на близкое освобождение!



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