— Je crois que je préférerais les jets conventionnels!

Le pilote fit apparaître la passerelle.

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— Par ici, monsieur Langdon, s'il vous plaît. Attention à la marche.

Quelques minutes plus tard, Langdon était installé, seul, dans la cabine. Le pilote lui boucla son harnais de sécurité et s'éclipsa vers l'avant de l'avion.

La cabine elle-même ressemblait étonnamment à celle d'un jumbo-jet, à l'exception de l'absence totale de hublots, ce qui mit Langdon mal à l'aise. Toute sa vie, il avait été sujet à une forme de claustrophobie légère, séquelle d'une expérience enfantine jamais totalement digérée.

Cette aversion pour les espaces confinés ne handicapait pas vraiment Langdon, mais elle l'avait toujours gêné. Elle influait sur nombre de ses décisions, de manière insidieuse. C'est ainsi qu'il évitait les sports d'intérieur comme le squash ou le racquet-ball et il n'avait pas hésité à débourser une petite fortune pour sa demeure victorienne spacieuse et haute de plafonds, alors même que l'université lui avait proposé un logement de fonction.

Langdon avait souvent soupçonné que son attrait pour les œuvres d'art, qui remontait à l'enfance, découlait de son amour pour les grands espaces ouverts des musées.

Le vrombissement des moteurs qui faisait vibrer toute la coque le ramena à la réalité. Langdon déglutit laborieusement et attendit. Il sentit l'appareil s'ébranler sur la piste. Un haut-parleur, quelque part au-dessus de lui, se mit à déverser de la musique country mezza voce. Le téléphone suspendu à la cloison devant lui bipa deux fois. Langdon décrocha le combiné.

— Allô?

— À l'aise, monsieur Langdon?

— Pas du tout.

— Détendez-vous, voyons. Nous y serons dans une heure.

— Mais où exactement? demanda Langdon, réalisant qu'il n'avait pas la moindre idée de l'endroit où ils se rendaient.



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