
A force de bouger son cul du plus convaincant qu'elle peut, elle parvient même à faire oublier son ventre, ses vergetures et sa sale gueule. Tour de force. Nadine allume une clope sans quitter l'écran du regard. Impressionnée.
Changement de décor, une fille noire aux formes contenues et soulignées par une robe de cuir rouge rentre dans une allée d'immeuble. Se fait bloquer par un type cagoule qui la menotte prestement à la rampe d'escalier. Puis il l'empoigne par les cheveux et la force à le sucer.
La porte d'entrée claque, Nadine grommelle un truc concernant «cette conne qui ne devait pas rentrer manger». Au même moment, le type du film dit: «Tu verras, tu finiras par l'aimer ma queue, elles finissent toutes par l'aimer.»
Séverine hurle avant même de quitter sa veste:
– Encore en train de regarder tes saloperies.
Nadine répond sans se retourner:
– T'arrives pile au bon moment, le début t'aurait déroutée, mais même à toi cette négresse doit pouvoir plaire.
– Eteins ça tout de suite, tu sais très bien que ça me dégoûte.
– En plus, les menottes c'est toujours efficace, j'adore ça.
– Éteins cette télé. Tout de suite.
C'est le même problème qu'avec les insectes qui s'habituent à l'insecticide: il faut toujours innover pour les liquider.
La première fois que Séverine a trouvé une cassette porno qui traînait sur la table du salon, elle a été tellement choquée qu'elle n'a pas protesté. Mais elle s'est considérablement endurcie depuis et il en faut toujours davantage pour la neutraliser.
De l'avis de Nadine, c'est d'une véritable thérapie qu'elle la fait profiter. Elle se débloque du cul, progressivement.
Pendant ce temps, la Black a effectivement pris goût au phallus du type. Elle le happe goulûment et fait bien voir sa langue. Il finit par lui éjaculer en travers de la gueule et elle le supplie de la prendre par le cul.
