— Je n’ai malheureusement pas le temps.

— Comment trouves-tu mes pêcheuses de perles ? C’est Hashimoto qui m’en a fait cadeau tellement il était heureux d’avoir été libéré après le détournement.

Arlène jeta un coup d’œil aux deux filles.

— Elles sont ravissantes.

— Elles peuvent rester cinq minutes d’affilée sans respirer. C’est sous l’eau qu’elles font leurs meilleures prestations.

— Eh bien !

— Tu n’as jamais essayé de souffler dans la trompette sous l’eau ?

Arlène repoussa en arrière ses cheveux flamboyants.

— C’est leur spécialité ?

— Entre autres choses, répondit Garrison avec un sourire libidineux.

— Dites, j’ai parlé avec Steinmetz à Rio…

— Où est ce garçon ?

— Il a disparu sans laisser de trace.

— Mais, sacré bon Dieu, il ne s’est quand même pas volatilisé ! s’exclama-t-il sur un ton si violent que les petites Japonaises sursautèrent et eurent un mouvement de recul. Voyons, reprit-il, il n’a pas pu aller très loin sur un scooter.

— Le pays est vaste.

— Foutaises !

— Et il est avec cette fille du F.R.P., celle qui se fait appeler Shéhérazade. On ne sait d’ailleurs pas trop, semble-t-il, s’il l’a prise en otage ou si c’est le contraire. Apparemment, c’est lui qui a ouvert le feu.

— Je me fous éperdument de savoir qui a fait quoi et à qui. Je veux ce type. Il m’appartient, que diable, et je tiens à le récupérer. Cobb le réclame à cor et à cri. Il a besoin de lui sur Île Un.

Arlène hocha la tête et ses mèches détrempées par la vapeur lui retombèrent dans les yeux.

— Si elle l’aide… ou s’il l’a prise en otage… elle connaît toutes les caches des guérilleros, tous les terroristes d’ici à…

Garrison réfléchit un instant.

— Dans ce cas, je veux aussi la fille.

— Ce ne sera pas facile.



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