
— Bonne journée !
Il pressa un bouton et les immenses portes d‘acier s‘ouvrirent devant Rachel.
La jeune femme suivit une série de couloirs bourdonnant d‘activité, toujours aussi impressionnée par l‘envergure colossale de l‘agence, où elle travaillait pourtant depuis six ans.
Le NRO comprenait six autres complexes aux Etats-Unis, employait près de dix mille agents et son budget de fonctionnement se chiffrait à dix milliards de dollars par an.
Dans le secret le plus absolu, le NRO construisait et entretenait un arsenal stupéfiant de technologies d‘espionnage de pointe : interception électronique à l‘échelle planétaire, satellites espions, puces silencieuses intégrées dans des appareils de télécommunication et même un dispositif de reconnaissance navale, Classic Wizard, une toile d‘araignée de 1
456 hydrophones disposés sur les fonds marins tout autour de la terre et capable de détecter les mouvements de navires dans tous les océans.
Les technologies du NRO aidaient évidemment les États-Unis à remporter des victoires militaires, mais elles fournissaient aussi un flux de données gigantesque en temps de paix à des agences telles que la CIA, la NSA, et le département de la Défense. Elles les secondaient dans leur lutte contre le terrorisme et leur permettaient de localiser des crimes contre l‘environnement. Bref, elles procuraient aux décideurs politiques les informations indispensables à la prise de décision sur quantité de sujets.
Rachel travaillait au NRO comme responsable de la veille stratégique. Elle avait su montrer des compétences hors du commun dans cette fonction. Toutes ces années passées à patauger dans les fadaises que racontent les politiciens comme mon père..., se disait-elle.
Rachel était chargée des liaisons avec la Maison Blanche.
