
Arrakis… Dune… La planète des sables…
Paul se rendormit et rêva d’une caverne arrakeen. Des êtres silencieux se dressaient tout autour de lui, dans la pâle clarté des brilleurs. Tout n’était que solennité, ainsi qu’à l’intérieur d’une cathédrale. Il percevait le bruit lointain de gouttes d’eau. Au cœur du songe, il se dit qu’il se souviendrait de tout à son réveil. Il se souviendrait toujours des rêves prémonitoires.
Le rêve s’évanouit. Il s’éveilla dans la tiédeur de son lit… Il pensa, pensa longtemps…
Castel Caladan ne méritait pas le moindre regret. Il n’avait ni jeux ni compagnons de son âge sur ce monde. Le docteur Yueh, son éductauer, lui avait laissé entendre que le système de castes des faufreluches n’était pas aussi rigide sur Arrakis. Sur Arrakis, au seuil du désert, vivaient des hommes qui ne dépendaient d’aucun caïd, d’aucun bashar, les Fremens, le peuple du vent de sable, libre de toute règle impériale.
Arrakis… Dune… La planète des sables…
Paul perçut toutes les tensions qui l’habitaient et décida de mettre en pratique les exercices du corps et de l’esprit que lui avait enseignés sa mère. Trois brèves inspirations déclenchèrent le processus : Il tomba dans un état de perception flottante… ajusta sa conscience… dilatation aortique… hors du mécanisme non ajusté de la conscience…choix…enrichissement du sang et irrigation rapide des régions surchargées… nul de peut obtenir nourriture-sécurité-liberté par le seul intinct… La conscience animale ce s’étend pas au-delà d’un instant donné, pas plus qu’elle n’admet la possibilité de l(extinction de ses victimes… L’animal détruit sans produire… ses plaisirs, en demeurant au niveau des sensations, évitent le perceptuel… L’être humain a besoin d’une grille pour observer l’univers… Une conscience sélectivement ajustée, telle est cette grille… La perfection du corps résulte du flux nerveux et sanguin en accord avec une conscience précise des besoins cellulaires… êtres/cellules/choses… tout est non permanent, tout lutte pour le flux de permanence…
