
— Et mon chat ?
— Je m'en occuperai de votre chat... Soyez sans crainte.
— Et mon Franck ?
— On va l'appeler votre gars, on va l'appeler de suite. Je vais m'en charger.
— Je ne retrouve plus son numйro. Je l'ai perdu...
— Je le retrouverai, moi !
— Mais il ne faut pas le dйranger, hein... Il travaille dur, vous savez...
— Oui Paulette, je sais bien. Je lui laisserai un message. Vous savez comment c'est aujourd'hui... Les gamins, ils ont tous un portable... On ne les dйrange plus maintenant...
— Vous lui direz que... que je... que... La vieille dame s'йtranglait.
Alors que le vйhicule amorзait sa montйe dans la cфte de l'hфpital, Paulette Lestafier murmura en pleurant : « Mon jardin... Ma maison... Ramenez-moi dans ma maison s'il vous plaоt... »
Yvonne et le jeune brancardier s'йtaient dйjа levйs.
4
— А quand remontent vos derniиres rиgles ?
Elle йtait dйjа derriиre le paravent en train de se battre avec les jambes de son jean. Elle soupira. Elle savait qu'il allait lui poser cette question. Elle le savait. Elle avait prйvu son coup pourtant... Elle avait attachй ses cheveux avec une barrette en argent bien lourde et йtait montйe sur cette putain de balance en serrant les poings et en se tassant le plus possible. Elle avait mкme sautillй un peu pour repousser l'aiguille... Mais non, зa n'avait pas suffi et elle allait avoir droit а sa petite leзon de morale...
Elle l'avait vu а son sourcil tout а l'heure quand il lui avait palpй l'abdomen. Ses cфtes, ses hanches trop saillantes, ses seins ridicules et ses cuisses creuses, tout cela le contrariait.
Elle finissait de boucler son ceinturon tranquillement. Elle n'avait rien а craindre cette fois-ci. On йtait а la mйdecine du travail, plus au collиge. Un baratin pour la forme et elle serait dehors.
— Alors ?
Elle йtait assise en face de lui а prйsent et lui souriait.
