
Sa première vision du soleil de Trantor fut celle d’un point blanc brillant perdu parmi une myriade d’autres, et il ne le reconnut que parce que le guide le lui désigna. A proximité du centre de la Galaxie, les étoiles formaient un amas compact. Mais, à chaque saut, l’éclat dont brillait le point lumineux allait croissant et éclipsait peu à peu celui des autres astres.
Un membre de l’équipage traversa la salle en annonçant : « La baie panoramique va être fermée pour le reste du voyage. Préparez-vous à débarquer. »
Gaal lui emboîta le pas et le saisit par la manche de son uniforme blanc où brillaient le Soleil et l’Astronef, emblèmes de l’Empire.
« Est-ce que je ne pourrais pas rester ? demanda-t-il. J’aimerais voir Trantor. »
L’homme sourit et Gaal se sentit rougir. Il se rendit compte qu’il avait un accent provincial.
« Nous arriverons à Trantor dans la matinée, dit l’homme.
— Mais j’aimerais voir le paysage.
— Je suis navré, mon garçon. Ce serait possible à bord d’un astronef de plaisance, mais nous descendons maintenant face au soleil. Vous n’avez tout de même pas envie d’être à la fois aveuglé, brûlé et atteint par les radiations, non ? »
Gaal s’éloigna, dépité.
« De toute façon, lui lança l’autre, Trantor ne vous apparaîtrait que comme une grande tache grise. Pourquoi ne feriez-vous pas une excursion en astronef quand vous serez sur place ? Ça ne coûte pas cher.
