3 sur ma tête, quelques autres de ma maîtresse sur mes épaules; mais pas mille marques entre vous deux.-Et si je les rendais à Votre Seigneurie, peut-être que vous ne les supporteriez pas patiemment.

Niote 3:

ANTIPHOLUS.-Les marcs de ta maîtresse! et quelle maîtresse as-tu, esclave?

DROMIO.-La femme de Votre Seigneurie, ma maîtresse, qui est au Phénix; celle qui jeûne jusqu'à ce que vous veniez dîner, et qui vous prie de revenir au plus tôt pour dîner.

ANTIPHOLUS.-Comment! tu veux ainsi me railler en face, après que je te l'ai défendu?… Tiens, prends cela, monsieur le coquin.

DROMIO.-Eh! que voulez-vous dire, monsieur? Au nom de Dieu, tenez vos mains tranquilles; ou, si vous ne le voulez pas, moi, je vais avoir recours à mes jambes.


(Dromio s'enfuit.)


ANTIPHOLUS.-Sur ma vie, par un tour ou un autre, ce coquin se sera laissé escamoter tout mon argent. On dit que cette ville est remplie 4 de fripons, d'escamoteurs adroits, qui abusent les yeux; de sorciers travaillant dans l'ombre, qui changent l'esprit; de sorcières assassines de l'âme, qui déforment le corps; de trompeurs déguisés, de charlatans babillards, et de mille autres crimes autorisés. Si cela est ainsi, je n'en partirai que plus tôt. Je vais aller au Centaure, pour chercher cet esclave: je crains bien que mon argent ne soit pas en sûreté.


(Il sort.)


Niote 4:

Fin du premier acte.

ACTE DEUXIÈME

SCÈNE I

Place publique.


ADRIANA ET LUCIANA entrent


ADRIANA.-Ni mon mari ni l'esclave que j'avais chargé de ramener promptement son maître ne sont revenus. Sûrement, Luciana, il est deux heures.

LUCIANA.-Peut-être que quelque commerçant l'aura invité, et il sera allé du marché dîner quelque part. Chère soeur, dînons, et ne vous agitez pas. Les hommes sont maîtres de leur liberté. Il n'y a que le temps qui soit leur maître; et, quand ils voient le temps, ils s'en vont ou ils viennent. Ainsi, prenez patience, ma chère soeur.



12 из 61