
— Où étiez-vous donc quand c’est arrivé ? leurreprocha Elinborg tandis qu’elle promenait son regard sur les affiches.
— Pas mal du tout, observa Sigurdur Oli devant lesposters.
— Ces films-là sont un ramassis d’imbécillités,non ? répondit Elinborg.
Sigurdur Oli se baissa vers la chaîne hi-fi apparemmentrécente. À côté étaient posés un téléphone portable et un iPod.
— Un Nano, observa Sigurdur Oli. Le meilleur, toutsimplement.
— Ce truc tout fin ? renvoya Elinborg. Mon filscadet affirme que c’est bon pour les tapettes. Je ne vois pas trop ce qu’ilentend par là, je n’y connais rien.
— Ça ne m’étonne pas de toi, répondit Sigurdur Oli touten se mouchant.
Il n’était pas de la meilleure humeur, se débattant depuisun certain temps avec une grippe tenace.
— Tu y vois quelque chose à redire ? rétorquaElinborg tandis qu’elle ouvrit le réfrigérateur.
L’indigence de l’intérieur n’attestait pas de grandesprouesses culinaires de la part de son propriétaire. On y trouvait une bananeet un poivron, des fromages, de la confiture, du beurre de cacahuète importéd’Amérique, des œufs et une brique de lait écrémé ouverte.
