— Oui, comme à l’accoutumée… Et près de la ligne de protection magnétique aussi ?…

Elvan hocha la tête.

Une pause s’établit, longue comme l’ascension du pic lunaire Épreuve.

— Je suis prêt à assumer toute ma responsabilité…, dit Elvan qui se mit brusquement à parler rapidement. Devant les Terriens… Que l’on me…

— Cela suffit ! Le président du Conseil supérieur de la Terre repoussa le fauteuil dans lequel il était assis, se leva lourdement et quitta la table.

— Mais pour quelle raison ? lâcha-t-il soudain en levant les bras. Il ne restait rien de son calme simulé.

— Dites-moi, jeune homme, pour quelle raison ?

— C’est que…, commença Elvan.

— Du vandalisme gratuit, poursuivit le président sans écouter Elvan. La Terre tout entière s’évertue maintenant à remettre Den en état. Tous les travaux courants ont été arrêtés ou ralentis. Il a fallu faire appel à Mars, à Vénus… J’ai même branché Pluton sur Den, fit le président en faisant un geste de la main. Le président se tut et s’approcha d’une fenêtre.

Elvan porta son regard sur la batterie d’écrans alignés sur l’immense bureau du président. Ces écrans évoquaient des paumes réunies. Certains écrans cliqnotaient, réclamant de l’attention, et Elvan pensa combien la coordination des actions de tous les Terriens, l’orientation des différents efforts appliqués pour la cause commune était un travail difficile et lourd de responsabilité.

Le président se retourna et desserra les poings. Ensuite, avec beaucoup de précaution, il soumit à la lumière un étroit ruban criblé de trous et prononça d’un air rêveur : .

— Et si la clé de l’énigme se trouvait ici ? Si seulement cela appartient à Den et n’a pas été perdu par le malfaiteur…

— Je reconnais l’écriture de Den, prononça Elvan avec conviction.

— Son écriture ? fit le président en levant les sourcils.



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