enseignements peuvent être divins – et c’est là quelque chose que les gens ontdu mal à accepter. On ne doit pas confondre le professeur avec la leçon, lerituel avec l’extase, le transmetteur du symbole avec le symbole en lui-même. LaTradition est liée à la rencontre avec les forces de la vie, et non avec lespersonnes qui la transmettent. Mais nous sommes faibles : nous demandons àla Mère de nous envoyer des guides, alors qu’elle envoie seulement des signauxpour indiquer la route que nous devons parcourir.

Malheur à ceux qui cherchent despasteurs, au lieu de désirer ardemment la liberté ! La rencontre avec l’énergiesupérieure est à la portée de n’importe qui, mais elle est loin de ceux quifont porter leur responsabilité aux autres. Notre temps sur cette Terre est sacré,et nous devons célébrer chaque moment.

On a complètement oublié combienc’est important : même les fêtes religieuses sont devenues des occasions d’allerà la plage, au parc, dans les stations de ski. Il n’y a plus de rites. On nepeut plus transformer les actions ordinaires en manifestations sacrées. Nouscuisinons en nous plaignant de perdre du temps, alors que nous pourrionstransformer l’amour en nourriture. Nous travaillons en pensant que c’est unemalédiction divine, quand nous devrions utiliser nos capacités pour nous donner du plaisir, et pourrépandre l’énergie de la Mère.

Athéna a mis au jour le monderichissime que nous tous portons dans l’âme, sans se rendre compte que les gensn’étaient pas encore prêts à accepter leurs pouvoirs.

Nous, les femmes, quand nouscherchons un sens à notre vie, ou le chemin de la connaissance, nous nousidentifions toujours à l’un des quatre archétypes classiques.

La Vierge (et là, je ne parle pasde sexualité) est celle dont la quête passe par l’indépendance totale, et toutce qu’elle apprend est le fruit de sa capacité à affronter seule les défis.

La Martyre découvre dans ladouleur, l’abandon et la souffrance, un moyen de se connaître elle-même.



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