La maison de Grand-Mère est entourée d'un jardin au fond duquel coule une rivière, puis c'est la forêt.

Le jardin est planté de toutes sortes de légumes et d'arbres fruitiers. Dans un coin, il y a un clapier, un poulailler, une porcherie et une cabane pour les chèvres. Nous avons essayé de monter sur le dos du plus gros des cochons, mais il est impossible de rester dessus.

Les légumes, les fruits, les lapins, les canards, les poulets sont vendus au marché par Grand-Mère, ainsi que les œufs des poules et des canes et les fromages de chèvre. Les cochons sont vendus au boucher qui les paie avec de l'argent, mais aussi avec des jambons et des saucissons fumés.

Il y a encore un chien pour chasser les voleurs et un chat pour chasser les souris et les rats. Il ne faut pas lui donner à manger, de sorte qu'il ait toujours faim.

Grand-Mère possède encore une vigne de l'autre côté de la route.

On entre dans la maison par la cuisme qui est grande et chaude. Le feu brûle toute la journée dans le fourneau à bois. Près de la fenêtre, il y a une immense table et un banc d'angle. C'est sur ce banc que nous dormons

De la cuisine une porte mène à la chambre de GranaMère, mais elle est toujours fermée à clé. Seule Grand-Mère y va le soir, pour dormir.

Il existe une autre chambre où l'on peut entrer sans passer par la cuisine, directement du jardin. Cette chambre est occupée par un officier étranger. La porte en est également fermée à clé.

Sous la maison, il y a une cave pleine de choses à manger et, sous le toit, un galetas où Grand-Mère ne monte plus depuis que nous avons scié l'échelle et qu'elle s'est fait mal en tombant. L'entrée du galetas est juste au-dessus de la porte de l'officier, et nous y montons à l'aide d'une corde. C'est là-haut que nous dissimulons le cahier de composition, le dictionnaire de notre Père et les autres objets que nous sommes obligés de cacher.



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