
— C’est aujourd’hui, monsieur, répondit Finch. J’ai appelé le Médiéval et M. Gilchrist m’a informé que vous étiez allé arroser l’événement.
— Je n’arrose rien. J’attends le relèvement.
— Vous deviez leur montrer les cloches locales, monsieur.
— Inutile d’attendre ici, James, intervint Mary. Je vous joindrai à Balliol sitôt que nous aurons les résultats.
— J’irai là-bas ensuite. Finch, faites-leur visiter la faculté et servir le déjeuner. Ça les occupera un moment.
— Elles doivent repartir à seize heures. Elles donnent dans la soirée un concert à Ely et tiennent absolument à voir les cloches de Christ Church.
— Alors, servez-leur de guide. Montrez-leur Great Tom et faites-les grimper dans la tour de St. Martin. Emmenez-les au New College. Je vous rejoindrai dès que je le pourrai.
Finch ouvrit la bouche pour poser une question, se ravisa.
— Je le leur dirai, monsieur.
Il repartit vers la porte, s’arrêta, fit demi-tour.
— J’ai failli oublier, monsieur. Le vicaire a appelé. Il voudrait que vous lisiez les Saintes Écritures à l’occasion de la messe œcuménique qui se tiendra cette année à St. Mary the Virgin.
— Répondez que c’est d’accord, accepta Dunworthy, trop heureux d’être débarrassé des carillonneuses. Et demandez-lui la clé du beffroi, pour que ces Américaines puissent le visiter.
— Bien, monsieur. Ne devrais-je pas les conduire à Iffley ? Le clocher du XIe siècle est absolument magnifique.
— Certainement. Allez-y.
— Bien, monsieur.
Il repartit vers le seuil et les tintements de « Noël, quand tu reviens ».
— Vous êtes dur avec lui, lui reprocha Mary. Les Américaines ont parfois de quoi terrifier les hommes les plus endurcis.
— Il reviendra dans cinq minutes me demander par quoi il doit débuter la visite. Il n’a aucun esprit d’initiative.
