– Dès que j'ai eu reçu votre message, monsieur, je suis venu immédiatement. Je suis heureux d'avoir toujours votre confiance.


– Vous l'aurez toujours, dit le commissaire avec conviction. Je n'ai pas oublié le bon vieux temps et Bow Street, je ne l'oublierai jamais! Alors, sans préliminaire, il se mit à raconter tout ce qu'il savait sur ce qui s'était passé jusqu'à l'arrivée du nouveau venu. Le Sergent Daw posa quelques questions – très peu – lorsque cela lui paraissait nécessaire pour sa compréhension des circonstances ou des positions respectives des personnes. Mais en général Dolan, qui connaissait son travail à fond, allait plutôt au-devant de toute question, et donnait à mesure toutes les explications nécessaires. De temps en temps le sergent Daw jetait un rapide coup d'œil sur ce qui l'entourait; tantôt sur l'un de nous, tantôt sur la pièce ou sur une partie de la pièce, tantôt encore sur le blessé qui gisait inanimé sur le sofa.


Lorsque le commissaire eut terminé, le sergent se tourna vers moi pour me dire:


– Vous vous souvenez peut-être de moi, monsieur. J'ai travaillé avec vous sur l'affaire Hoxton.


– Je me souviens très bien de vous, lui répondis-je en lui tendant la main.


Le commissaire ajouta:


– Il est bien entendu, sergent Daw, que vous êtes entièrement chargé de cette affaire.


– Sous vos ordres, j'espère, commissaire, dit-il en l'interrompant.


L'autre secoua la tête et répondit:


– Il me semble que c'est une affaire qui va accaparer tout le temps d'un homme et tout son esprit. J'ai d'autres occupations; mais je serai plus qu'intéressé à l'affaire et si je peux vous aider d'une manière quelconque, j'en serai heureux!



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