LAl'TEIiBni'NNEN-STATION.

tion se fût améliorée si M rae Lacombe avait eu ses brevets. Par malheur, au temps de sa jeunesse, en 1930, les exigences de la vie étant moindres, son éducation avait été négligée. Elle n'était pas ingénieure; ne possédant que ses diplômes de bachelière es lettres et es sciences, elle n'avait pu entrer dans les Phares avec son mari.

LES COURS PAR TELKPHONOSCOPE.

Trop bien éclairé sur les difficultés de la vie, M. Lacombe avait voulu pour sa fille une instruction complète. Il la destinait à l'administration, A vingt-quatre ans, lorsqu'elle aurait fini ses études et serait pourvue de ses diplômes, elle entrerait comme ingénieure surnuméraire à 6,000 francs, avec certitude d'arriver un jour, vers la quarantaine, à l'inspectorat. Alors, qu'elle restât célibataire ou qu'elle épousât un fonctionnaire comme elle, sa vie était assurée.

Estelle, depuis l'âge de douze ans, suivait les cours de l'Institut de Zurich, sans quitter sa famille, uniquement par Télé. Précieux avantage pour les familles éloignées de tout centre, qui ne sont plus forcées d'interner leurs enfants dans les lycées ou collèges régionaux. Estelle avait donc fait toutes ses classes par Télé, sans sortir de chez elle, sans bouger de Lauterbrunnen. Elle suivait aussi de la même façon les cours de l'Ecole centrale d'électricité de Paris et prenait, en outre, des répétitions par phono-grammes de quelques maîtres renommés.



22 из 196