
La grenouille s’accroupit et contempla ce spectacle.
— Aarh ! Aarh ! Aarh !
Gurder s’adossa au mur et ahana comme un chien écrasé par la chaleur d’une journée radieuse.
Angalo était presque aussi essoufflé que lui, mais il virait à l’écarlate à force de ne pas vouloir le laisser paraître.
— Pourquoi tu ne nous as pas prévenus ? s’exclama-t-il.
— Vous étiez trop occupés à vous chamailler, répondit Masklinn. Alors j’ai su que la seule façon de vous faire commencer à courir, c’était de me mettre en route.
— Mer… ci… bien, s’époumona Gurder.
— Pourquoi tu n’es pas essoufflé, toi aussi ? demanda Angalo.
— J’ai l’habitude de courir vite, fit Masklinn en coulant un regard de l’autre côté du pot. Bon, très bien, Truc. Et maintenant ?
— Il faut longer ce couloir.
— Mais il est rempli d’humains ! couina Gurder.
— C’est rempli d’humains partout. C’est pour cette raison que nous faisons tout ça.
Il fit une pause avant d’ajouter :
— Dis-moi, Truc, il n’y a pas un autre chemin que nous pourrions emprunter ? Gurder a failli se faire écraser, à l’instant.
Des lumières multicolores se déplacèrent en motifs complexes à la surface du Truc. Puis il déclara :
— Quel est le but que vous poursuivez ?
— Nous sommes à la recherche du Petit-Fils Richard Quadragénaire, ahana Gurder.
— Non, l’important, c’est d’aller dans cette Floride, répliqua Masklinn.
— Mais pas du tout ! s’indigna Gurder. Je n’ai pas la moindre envie de me rendre dans je ne sais quelle Floride !
Masklinn eut une hésitation. Puis il dit :
— Ce n’est peut-être pas le meilleur moment pour aborder le sujet, mais je n’ai pas été totalement honnête avec vous…
Il leur parla du Truc, de l’espace et du Vaisseau dans le ciel. Autour d’eux, roulait le tonnerre perpétuel d’un bâtiment rempli d’humains affairés.
