
PAULO COELHO
Maktub
TRADUIT DU PORTUGAIS(BRÉSIL)
PAR FRANÇOISEMARCHAND-SAUVAGNARGUES
Pour Nhá Chica,Patricia Casé,
Edinho et Aitino LeiteNeto.
« Je te loue, Père, Seigneur du ciel
et de laterre, d’avoir caché cela aux
sages et intelligents,et de l’avoir
révélé auxtout-petits. »
Luc, 10,21.
Note de l’auteur
Maktub n’est pas un recueil de conseils, mais unéchange d’expériences.
Ce livre est en grande partie composé des enseignements quem’a prodigués mon maître au cours des onze longues années où nous nous sommesfréquentés. D’autres textes sont des récits qui m’ont été rapportés par desamis, ou des gens qui, bien que je ne les aie croisés qu’une fois, m’ont laisséun message inoubliable. Enfin, on peut y retrouver la trace des livres que j’ailus, ainsi que les histoires qui, selon les termes du jésuite Anthony Mello,appartiennent à l’héritage spirituel de l’humanité.
Maktub est né d’une proposition que m’a faite autéléphone Alcino Leite Neto, directeur du cahier Illustrada de la Folha deSão Paulo. Je me trouvais alors aux Etats-Unis et je l’ai acceptée sans savoirau préalable ce que j’allais écrire, mais le défi était stimulant et j’aidécidé de le relever. Vivre, c’est courir des risques.
