Le voyageur traverse la contrée, écoutant la musique del’eau. Soudain, au pied d’une cascade, une grotte attire son attention. Ilobserve soigneusement la pierre polie par le temps et les belles formes que lanature a patiemment créées. Puis il découvre, inscrits sur une plaque, les versde Rabin-dranath Tagore :

Ce n’est pas le marteau qui a rendu ces pierres siparfaites, mais l’eau, avec sa douceur, sa danse et sa chanson.

Là où la dureté ne fait que détruire, la douceur parvientà sculpter.

 

LE MAITREDIT :

« Beaucoup de gens ont peur du bonheur. Pour eux, cemot signifie modifier une partie de leurs habitudes, et perdre leur identité.

« Très souvent nous nous croyons indignes des bonneschoses qui nous arrivent. Nous ne les acceptons pas parce que, si nous le faisions,nous aurions le sentiment d’avoir une dette envers Dieu.

« Nous pensons : « Mieux vaut ne pas goûter àla coupe de la joie, sinon, lorsqu’elle sera vide, nous souffrironsterriblement."

« De peur de rapetisser, nous oublions de grandir. Depeur de pleurer, nous oublions de rire. »

 

LE MONASTERE DESceta fut un après-midi le théâtre d’une altercation entre deux moines. L’abbéSisois, supérieur du monastère, demanda au moine offensé de pardonner à sonagresseur.

« C’est hors de question ! répondit ce moine.C’est lui qui m’a attaqué, il devra payer. »

Alors l’abbé Sisois leva les bras au ciel et commença àprier :

« Seigneur Jésus, nous n’avons plus besoin de Toi. Noussommes capables de faire payer nos agresseurs pour leurs offenses. Nous sommescapables de prendre en main notre vengeance et de veiller au Bien et au Mal.Par conséquent, Tu peux, Seigneur, T’éloigner de nous sans problèmes. »

Honteux, le moine offensé pardonna immédiatement à sonfrère.

 



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