
« TOUS LESMAITRES affirment que le trésor spirituel est une découverte solitaire. Alors,pourquoi sommes-nous ensemble ? demanda un disciple à son maître.
— Vous êtes ensemble parce que la forêt est toujoursplus forte qu’un arbre isolé, répondit celui-ci. La forêt conserve l’humidité,résiste mieux à l’ouragan et contribue à la fertilité du sol. Mais ce qui faitla force de l’arbre, c’est sa racine. Et la racine d’une plante ne peut pasaider une autre plante à pousser.
« Etre ensemble avec un but commun et permettre quechacun se développe à sa manière, voilà le chemin de ceux qui désirentcommunier avec Dieu. »
LORSQUE LEVOYAGEUR avait dix ans, sa mère le poussa à suivre un cours d’éducationphysique. L’un des exercices consistait à sauter dans la rivière du haut d’unpont. Comme il mourait de peur, il s’arrangeait toujours pour être le dernierde la rangée et souffrait, chaque fois qu’un autre garçon sautait, à l’idée queviendrait bientôt son tour.
Un jour, voyant son appréhension, le professeur l’obligea àsauter le premier. Sa peur n’avait pas disparu, mais tout se passa si vitequ’il eut cette fois du courage.
Le maître dit :
« Très souvent, nous devons prendre notre temps. Maisquelquefois nous devons retrousser nos manches et affronter la situation. Dansce cas, il n’est rien de pire que de reporter à plus tard. »
UN MATIN, leBouddha était assis, entouré de ses disciples, lorsqu’un homme vint lestrouver. « Dieu existe-t-il ? demanda-t-il.
— Il existe », assura le Bouddha.
Après le déjeuner, un autre homme s’approcha :« Dieu existe-t-il ?
— Non, il n’existe pas », affirma le Bouddha. Plustard dans la journée, un troisième homme posa la même question :« Dieu existe-t-il ?
