
« Et c’est ce qui vous arrivera, mais seulement si vouspleurez comme pleure un enfant. »
LE VOYAGEUR déjeuneavec une amie avocate à Fort Lauderdale. A la table voisine, un ivrogne, trèsexcité, insiste à plusieurs reprises pour engager la conversation. A un moment,l’amie lui demande de se tenir tranquille. Mais l’autre s’obstine :
« Pourquoi ? J’ai parlé d’amour comme un hommesobre ne l’aurait jamais fait. J’ai manifesté ma joie, j’ai essayé decommuniquer avec des étrangers. Quel mal y a-t-il à cela ?
— Ce n’était pas le moment, répond-elle.
— Vous voulez dire qu’il y a une heure pour exprimerson bonheur ? »
A ces mots, les deux amis invitent l’ivrogne à leur table.
LE MAITREDIT :
« Nous devons prendre soin de notre corps. Il est letemple du Saint-Esprit et mérite notre respect et notre tendresse.
« Nous devons faire le meilleur usage de notre temps.Nous devons lutter pour nos rêves et concentrer nos efforts dans ce sens.
« Mais il ne faut pas oublier que la vie est faite depetits plaisirs : ils sont là pour nous stimuler, nous aider dans notrequête, nous accorder des moments de répit tandis que nous menons nos bataillesquotidiennes.
« Ce n’est pas un péché que d’être heureux. Il n’y aaucun mal à transgresser de temps en temps certaines règles en matièred’alimentation, de sommeil ou de bonheur.
« Ne vous culpabilisez pas si parfois vous perdez dutemps à des vétilles. Ce sont les petits plaisirs qui sont nos plus grandsstimulants. »
PENDANT QUE lemaître voyageait pour répandre la parole de Dieu, la maison dans laquelle ilvivait avec ses disciples prit feu.
« Il nous a confié la maison et nous n’avons pas su enprendre soin », dit l’un des disciples.
