
— C’est à vous de décider, déclara le Bouddha.
— Maître, c’est absurde ! s’écria l’un desdisciples. Comment pouvez-vous à la même question donner des réponsesdifférentes ?
— Parce que ce sont des personnes différentes, répliqual’Illuminé, et chacune s’approchera de Dieu à sa manière : à travers lacertitude, la négation ou le doute. »
NOUS SOMMESTOUS désireux d’agir, de trouver des solutions, de prendre des mesures. Noussommes toujours en train de faire un projet, d’en conclure un autre, d’endécouvrir un troisième.
Il n’y a pas de mal à cela – en fin de compte, c’estainsi que nous construisons et transformons le monde. Mais l’acte d’Adorationaussi fait partie de la vie.
S’arrêter de temps en temps, sortir de soi et demeurersilencieux devant l’Univers. Se mettre à genoux, corps et âme. Sans riendemander, sans penser, sans même remercier pour quoi que ce soit. Seulementvivre l’amour silencieux qui nous enveloppe. Dans ces moments-là, il se peutque jaillissent quelques larmes inattendues – qui ne sont ni de joie nide tristesse.
N’en soyez pas étonné. C’est un don. Ces larmes lavent votreâme.
LE MAITREDIT :
« Si vous devez pleurer, pleurez comme un enfant. Vousavez été enfant autrefois, et pleurer est l’une des premières choses que vousavez apprises. Et puis, cela fait partie de la vie. N’oubliez jamais que vousêtes libre et qu’il n’est pas honteux de manifester vos émotions. Criez,sanglotez, aussi bruyamment que vous le souhaitez, car c’est ainsi que pleurentles enfants, et ils savent comment soulager rapidement leur cœur.
« Avez-vous déjà remarqué comment les enfantss’arrêtent de pleurer ? Quelque chose les distrait, attire leur attentionvers une nouvelle aventure. Les enfants cessent de pleurer rapidement.
