
LE VOYAGEUR setrouve dans une fête de la Saint-Jean. Il y a des baraques de foire, un standde tir à l’arc, une nourriture simple.
Soudain, un clown se met à imiter tous ses gestes. Les gensrient, et lui aussi s’en amuse. Finalement, il invite le clown à boire un café.
« Engagez-vous dans la vie ! lui dit ce dernier.Si vous êtes vivant, vous devez secouer les bras, sauter, faire du bruit, rireet parler avec les autres, parce que la vie est exactement l’opposé de la mort.Mourir, c’est rester à tout jamais dans la même position. Si vous êtes troptranquille, vous n’êtes plus en vie. »
UN PUISSANTMONARQUE que son dos faisait souffrir appela un prêtre qui, lui avait-on dit,possédait des pouvoirs de guérison.
« Dieu nous assistera, dit le saint homme, mais d’abordje veux comprendre la raison de ces douleurs. La confession oblige l’homme àaffronter ses difficultés et le libère de quantité de choses. »
Et le prêtre se mit à questionner le roi sur sa vie, lamanière dont il traitait son prochain, les angoisses et les tourments de sonrègne. Mais, irrité de devoir penser à ses problèmes, le monarque se tournavers le saint homme :
« Je ne veux pas parler de ces sujets. Je vous en prie,allez me chercher quelqu’un qui me soignera sans poser de questions. »
Le prêtre s’en alla et revint une demi-heure après,accompagné d’un autre homme.
« Voici la personne qu’il vous faut, dit-il. Mon amiest vétérinaire, il n’a pas l’habitude de discuter avec ses patients. »
UN DISCIPLE etson maître se promenaient un matin dans la campagne. Le disciple demandait s’ilexistait un régime favorisant la purification. Bien que le maître affirmât avecinsistance que tout aliment était sacré, il ne voulait pas le croire.
