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Cet homme paraît être le fils légitime d’un hareng saur et d’une bouteille d’huile d’olive.

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Il a la poitrine comme celle d’un squelette, en un peu moins grassouillet toutefois. Ses coudes sont saillants, ses jambes torses et, quand il est nu, ses oreilles écartées ont l’air de battre des ailes.

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C’est un homme jeune et soucieux, vêtu d’un beau complet à rayures mauve et bleu et qui parle couramment français à l’aide d’un interprète.

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Balançant son porte-documents au bout d’un morceau de courroie, il avait cette démarche rapide et furtive des adolescents échappant à une férule.

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Il ressemble à François Mauriac en plus jeune et en moins gaullien. Il a l’œil intelligent, le dentier entièrement fait à la main, la pomme d’Adam en relief et l’estime de ses amis.

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Ça n’est plus qu’un minuscule tas de vieillard, qui n’a de coloré que sa rosette.

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Il s’agissait d’un homme plutôt massif, avec une tête informe qui faisait songer à une enclume. Il avait les paupières à demi baissées et ce qui filtrait de son regard mettait ses interlocuteurs mal à l’aise.

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Elle a un corps aux lignes aussi harmonieuses que celles du Bottin, une tête de cheval, et des manières à côté desquelles celles d’Attila n’étaient que marivaudage de salon.

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Il porte des fringues de veuf inconsolable et sa bouche ressemble à une vieille cicatrice d’appendicite admirablement réussie.

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Le taximan est un vieux type coiffé d’une casquette à petits carreaux, qui ressemble à un jockey retraité. Il pilote lentement en mâchouillant un morceau de cigare qui a dû s’éteindre quelques années plus tôt et qu’il s’est abstenu de rallumer par mesure d’économie.

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Elle a le regard vicelard, le nichon qui ne craint pas le vertige, le ventre en ventouse et le souci permanent d’écrire 888.888 avec ses fesses.



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