Mais en dépit de ses grandes proclamations anticommunistes, il maintient de bonnes relations avec la Russie de Staline.

La France s’interroge. Que faire ? Avec quels alliés ?

Les États-Unis ? Ils sont repliés sur eux-mêmes.

Londres ? Les Anglais sont favorables à une politique d’apaisement avec l’Allemagne.

La Russie de Staline ? Elle a deux fers au feu, entente avec l’Allemagne et négociations avec Paris…

L’Italie de Mussolini ? Elle réclame, comme prix de son alliance, le droit de conquérir l’Éthiopie, pays membre de la Société des Nations !

Faire la guerre, avec pour alliés la Tchécoslovaquie et la Pologne ? Mais l’opinion française est pacifiste. Qui veut mourir pour les Sudètes et pour Dantzig ?

On le veut d’autant moins que la France se brise dans les années trente entre une « gauche » et une « droite » dont l’affrontement est violent.

À gauche, on crie « Le fascisme ne passera pas ».

À droite, on dénonce les « valets de Moscou ».

C’est le Front populaire qui l’emporte aux élections de mai 1936 et la tension s’aggrave.

Léon Blum est le président du Conseil du gouvernement de Front populaire. Les communistes le soutiennent sans participer au pouvoir.

Blum est l’objet d’attaques violentes :

« Pour la première fois dans son histoire, ce vieux pays gallo-romain est gouverné par un Juif », dira le député Xavier Vallat.

Des complots se trament, des attentats, des assassinats ont lieu.

On regarde vers l’Espagne où, en juillet 1936, un coup de force militaire conduit par le général Franco déclenche une guerre civile.



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