Face aux troupes de Franco, aidées par des contingents italiens et allemands, les « républicains » espagnols reçoivent l’aide clandestine de la France et des Brigades internationales organisées par les communistes.

Londres et Paris ont choisi la « non-intervention ».

L’URSS soutient l’Espagne républicaine. Mais Staline a pour objectif moins de faire gagner la République espagnole que de susciter la guerre entre l’Allemagne et l’Italie d’une part, et la France et l’Angleterre d’autre part.

Politique qu’il mènera jusqu’au bout quand, le 23 août 1939, il signera un pacte de non-agression avec Hitler, comportant le partage de la Pologne entre nazis et Soviétiques.

Ce pacte était aussi la réponse aux accords de Munich, par lesquels Londres et Paris abandonnaient à Hitler, avec la médiation de Mussolini, les Sudètes.

C’en était fini de la Tchécoslovaquie. Les troupes allemandes entraient à Prague en mars 1939 ! On ne mourrait pas pour les Sudètes, et on ne voulait pas mourir pour Dantzig qui serait, à l’évidence, la prochaine étape de la politique de Hitler.

L’engrenage tournait inexorablement.

Londres et Paris avaient chaque fois cédé devant Hitler.

Acceptation en mars 1936 de la remilitarisation de la Rhénanie.

Acceptation de la conquête de l’Éthiopie par Mussolini.

Acceptation de l’Anschluss.

On espérait à Londres et à Paris que ces capitulations successives – dont les accords de Munich furent le couronnement – établiraient, comme le déclarait le Premier Ministre britannique Neville Chamberlain, « la paix pour notre temps ».

Churchill, lucide, déclarait :

« Ils ont choisi le déshonneur pour éviter la guerre, ils auront le déshonneur et la guerre. »

En France, le colonel de Gaulle, qui commande le 507e régiment de chars, à Metz, analyse, en juillet 1937, devant Jacques Vendroux, la situation.



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