
Le chancelier Adolf HITLER
devant le conseil deguerre
8 février 1941
PROLOGUE
L’heure d’espérance
Mercredi 1
er
janvier 1941 ou
LE PLÉBISCITE DU SILENCE
C’est l’aube du mercredi 1er janvier 1941.
De Gaulle marche lentement dans le parc qui entoure lamaison de campagne où, depuis le 4 octobre 1940, Yvonne de Gaulle et leursdeux filles, Anne et Élisabeth, se sont installées.
Il n’est pas une heure où de Gaulle ne s’en félicite.
Quand, pour se rendre au siège de la France Libre, au 4,Carlton Gardens, cet immeuble situé au cœur de Londres, il parcourt les rues dela capitale anglaise, il découvre chaque jour de nouvelles ruines, des ruesentières ne sont plus que gravats et débris, poussière et douleur.
On retire des ruines des centaines de corps boursouflés.
La maîtrise et la dignité des survivants, des sauveteurs, dece peuple anglais bouleversent de Gaulle.
C’est grâce à ce patriotisme britannique, à l’énergieimmense de Winston Churchill, que les Allemands n’ont pas gagné la bataille d’Angleterre.
Les nazis ne débarqueront pas sur les rivages anglais.
Ils ne feront pas plier ce peuple. Et la Luftwaffe de Goering,ce Reichsmarschall drogué et mégalomane, n’est plus capable que de tuer descivils et d’incendier des quartiers de Coventry, de Bristol, de Portsmouth, deGlasgow, de Plymouth, de Birmingham, de Londres.
Mais, heureusement, la maison de campagne – à l’étrangenom de Gadlas – où vivent Yvonne, Anne et Élisabeth, est au cœur du bourgd’Ellesmere, dans le comté de Shropshire, loin des zones visées par lesbombardiers allemands.
