
Déclaration de ROOSEVELT – en présence
de Churchill – àla conférence de Casablanca
24 janvier 1943
« Jevous recommande de parler toujours très haut et très net au nom de l’État. Lesformes et les actions multiples de notre admirable Résistance intérieure sontles moyens par lesquels la nation lutte pour son salut. L’État est au-dessus detoutes ces formes et de toutes ces actions. Je mesure très bien les difficultésextrêmes de votre tâche du fait de l’ennemi et du fait des rivalités de tousordres qui vous entourent. »
Lettre de DE GAULLE à Jean Moulin,
qui devient son seulreprésentant en France
Février 1943
« J’arrivaiau Grand Quartier Général quelque part en Russie, dans l’après-midi du 10 mars.Le soir même, j’étais invité à prendre le thé avec Hitler, à qui je pus ainsiparler en particulier. Il paraissait encore sous le coup de la dépressioncausée par le désastre de Stalingrad. »
Carnet du maréchalRommel
La Guerre sans haine
Mars 1943
5.
Stalingrad : ce nom, dans la France occupée de ce débutd’année 1943, est sur toutes les lèvres.
Il n’est point besoin de le prononcer.
Parfois, il suffit d’un clin d’œil complice, d’une questionprudente :
« Vous avez vu ? Qu’est-ce qu’ils prennent ! »
On cite le refrain d’une chanson satirique, diffusée parRadio-Londres : « C’est la défense élastique… »
On murmure le titre d’un livre qui commence à circuler sousle manteau, Le Silence de la mer, dont l’auteur qui use évidemment d’unpseudonyme est un certain Vercors.
Or, dans les états-majors des mouvements de résistance, onsait qu’il y a des plans pour faire du massif du Vercors une forteresse oùpourraient être parachutés armes et combattants. Cette citadelle accueilleraitces jeunes « réfractaires » qui refusent de partir travailler enAllemagne, comme leur en fait obligation la loi du 17 février 1943 sur leService du Travail Obligatoire qui concerne les jeunes gens nés en 1920, 1921, 1922.
