« Pourquoi ai-je tué Victor Basch ?

« Cet échappé des ghettos de l'Europe centrale était l'une des puissances occultes qui donnaient des ordres au gouvernement français. Il symbolisait la mafia judéo-maçonnique ayant asservi la France. Il fut le créateur du Front Populaire qui devait conduire le pays à la catastrophe.

« Professeur à la Sorbonne, il pourrissait la jeunesse française. Prototype du Juif étranger venu faire de la politique en France, en se poussant dans la franc-maçonnerie, Victor Basch ne méritait pas de vivre en paix alors que tant d'innocents étaient morts par sa faute... »


Le corps de Victor Basch et de sa femme, tués de plusieurs coups de feu, sont découverts le lendemain matin, au bord d'une petite route de campagne.

Et presque chaque jour désormais, la Milice de Darnand et de Laval assassine.

Ils veulent, appuyés par les polices allemandes - la Gestapo, les SS, - exterminer les « terroristes ».

Cette logique de guerre civile qu'ils déploient, ils savent que c'est leur dernier sursaut : puisque nous allons mourir, tuons ceux qui vont vaincre !


Face à eux, il faut que la Résistance se renforce, obtienne des armes, juge les collaborateurs, se prépare à conduire, après le Débarquement et la Libération, une rigoureuse politique d'épuration.


De Gaulle veut en convaincre Churchill qu'il rencontre à Marrakech où le Premier ministre anglais, en convalescence, l'a invité.

C'est le 12 janvier 1944.

Il fait beau ce jour-là.

Churchill est joufflu, rose, potelé. De Gaulle se souvient que souvent les proches du Premier ministre parlent de lui avec tendresse comme d'un « vieux bébé ».

Churchill porte un chapeau texan. Il semble hésiter entre la mauvaise et la bonne humeur.



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