Langdon ne savait quoi répondre. Il tira le fax de sa poche.

— Cet homme sur la photo, pouvez-vous. .? Kohler le coupa d'un geste.

— Pas ici, s'il vous plaît. Vous allez le voir tout de suite.

Il tendit la main.

— Peut-être vaut-il mieux que je récupère ceci.

Langdon lui remit le fax et le suivit sans rien ajouter. Kohler tourna à gauche et entra dans un large couloir orné de prix et de plaques commémoratives. L'une d'elles, beaucoup plus grande que les autres, surplombait l'entrée. Langdon ralentit pour lire l'inscription au moment où ils passaient.

Prix de l'ARS ELECTRONICA

Pour l'innovation culturelle à l'ère numérique Décerné à Tim Berners Lee et au CERN

pour l'invention de l'Internet.

Autant pour moi, se dit Langdon. Ce type ne plaisantait pas.

Langdon avait toujours considéré Internet comme une invention américaine. Mais, encore une fois, son savoir du surf sur la Toile se limitait au site de son livre et à d'occasionnelles explorations en ligne du Louvre ou du Prado, le tout sur son antique Macintosh.

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— Internet a commencé ici, reprit Kohler, interrompu par une quinte de toux. Au début, il s'agissait d'un réseau interne qui permettait aux chercheurs des différents départements de partager les résultats de leurs découvertes. Bien sûr, le monde entier est convaincu que le Web résulte de la technologie américaine.

— Mais pourquoi ne pas remettre les pendules à l'heure?

Kohler haussa dédaigneusement les épaules.

— Un malentendu insignifiant concernant une technologie de seconde zone. Le CERN a d'autres chats à fouetter. Internet n'est après tout qu'un système de connexion global entre ordinateurs. Nos scientifiques font des miracles presque tous les jours.

Langdon lui jeta un regard interrogatif. Des miracles? Le mot lui semblait passablement saugrenu dans la bouche d'un savant visiblement peu porté au mysticisme.



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