
Le papyrus d'Eber, qui date de -1500, en pleine Égypte antique et visible au British Museum, donne une représentation de canaux dans lesquels circule un fluide (sang ou énergie) et appelés metu.
La littérature traditionnelle chinoise mentionne l'acupuncture à partir du Huangdi Neijing Suwen Lingshu qui est une compilation des connaissances médicales datée de la période dite Zhanguo (Royaumes combattants, -475 à -221). Le Huangdi Neijing constitue la source historique la plus ancienne, bien que seules des éditions postérieures à sa période de rédaction supposée aient été retrouvées. L'acupuncture et la théorie des méridiens sont décrits dans certains des ouvrages datant du début de la dynastie Han (-168, soit 50 ans environ après la fin des Zhanguo) trouvés dans une tombe des Han (Mawangdui, 1973-75), qui constituent les ouvrages les plus anciens qui nous soient parvenus à ce jour.
Des techniques similaires sont également utilisées par les Inuits, par des tribus amazoniennes, ainsi que dans le Haut et le Moyen Atlas.
L'acupuncture fut interdite en 1822 par l'empereur chinois et supprimée du programme du Collège Médical Impérial. Mais elle survivra, à cause de la croyance en son efficacité. Mao Zedong essaiera lui aussi d'éliminer cette pratique, sans doute à cause de ses fondements Taoïstes. Aujourd'hui l'acupuncture est en passe d'être plus pratiquée hors de Chine, en France, en particulier, et à Taipei où se sont réfugiés les professeurs traditionnels de l'acupuncture à l'arrivée au pouvoir de Mao. La Chine actuelle utilise encore l'acupuncture mais une grande partie des points d'acupuncture ont varié, la notion de circulation de l'énergie «Ch'i» ou «Qi», étant un concept très fluctuant, parlant de méridiens classiques, mais à travers des méridiens dits «merveilleux» qui court-circuitent le flux régulier du Qi.
