
Il s’était empressé de suivre les panonceaux menant au solarium, mais il n’avait trouvé là qu’une salle baignée de rayons artificiels. Il s’y attarda quelques instants, puis regagna le hall du Luxor.
« Où puis-je prendre un billet pour un tour de la planète ? demanda-t-il à l’employé de la réception.
— Ici même.
— Quand a lieu le prochain départ ?
— Vous venez de le manquer. Il y en aura un autre demain. Prenez votre billet maintenant, nous vous garderons une place. »
Mais demain, ce serait trop tard. Il serait à l’université.
« Il n’existe pas de tour d’observation, de belvédère ? reprit-il. Quelque chose qui soit à l’air libre ?
— Si, bien sûr ! Je peux vous vendre un billet, si vous voulez. Attendez que je vérifie s’il ne pleut pas. » L’employé manœuvra un levier placé près de son coude et attendit que des lettres fluorescentes se dessinent sur un écran de verre dépoli. Gaal déchiffra en même temps que lui le bulletin.
« Beau temps, dit l’employé. Mais, d’ailleurs, je crois bien que c’est la saison sèche. Je vous dirai, ajouta-t-il, que je ne sors pour ainsi dire jamais. Cela fait trois ans que je n’ai pas mis le nez dehors. Vous savez, quand on a vu ça une fois… tenez, voilà votre billet. Il y a un ascenseur spécial au fond du hall. Vous verrez la pancarte : ’’Pour la Tour.’ ’ Vous n’aurez qu’à le prendre. »
C’était un de ces ascenseurs modernes mus par antigravité. Gaal pénétra dans la cabine et d’autres passagers s’engouffrèrent avec lui. Le liftier manœuvra un bouton. Gaal eut un instant l’impression d’être suspendu dans l’espace quand la gravité tomba à zéro, puis il reprit un peu de poids à mesure que l’appareil accélérait. Le mouvement bientôt se ralentit et Gaal sentit ses pieds quitter le sol. Il ne put réprimer un petit cri.
