C’était, semblait-il, jour de marché, mais les étals étaient rares et vendaient principalement… disons, de la cochonnerie. De vieilles casseroles, de vieux pots, des chaussures usagées… de ces trucs qu’on doit vendre quand on est à court d’argent.

Maurice avait vu des tas de marchés durant la traversée d’autres localités, et il savait comment ça se passait normalement.

«#nbsp#Il devrait y avoir de grosses bonnes femmes qui vendent des poulets, dit-il. Et des marchands de confiseries pour les enfants, et de rubans. Des joueurs de bonneteau et des clowns. Et même des jongleurs de fouines, avec un peu de chance.

#longdash##nbsp#Je ne vois rien de tel. Il n’y a presque rien à acheter, on dirait, confirma le gamin. D’après toi, c’était un village riche, Maurice.

#longdash##nbsp#Ben, il avait l’air riche. Les champs immenses dans la vallée, les bateaux sur la rivière… on s’attendrait à voir les rues pavées d’or#nbsp#!#nbsp#»

Le gamin leva les yeux. «#nbsp#Marrant, ça, dit-il.

#longdash##nbsp#Quoi donc#nbsp#?

#longdash##nbsp#Les habitants ont l’air pauvres. C’est les maisons qui ont l’air riches.#nbsp#»

C’était vrai. Maurice n’était pas un expert en architecture, mais on avait délicatement sculpté et peint les bâtiments de bois. Il remarqua aussi autre chose. Il n’y avait rien de délicat dans l’écriteau cloué sur le mur le plus proche.

On recherche des rats morts#nbsp#!

50 sous la queue#nbsp#!

S’adresser aux chasseurs de rats

au Rathaus

Le gamin fixait l’écriteau.

«#nbsp#Ils doivent avoir vraiment envie de se débarrasser de leurs rats par ici, lança joyeusement Maurice.



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