
M. Lacombe, inspecteur régional des phares alpins, habitait depuis huit ans Lauterbrunnen-Station, un joli chalet établi au sommet de la moutée de Lauterbrunnen, sur le côté du phare, à 1,000 mètres au-dessus de la belle vallée, juste en face de la cascade du Staubach. Ingénieur d'un certain mérite et fonctionnaire consciencieux, M. Lacombe était fort occupé. Toutes ses journées et souvent ses soirées étaient prises par ses tournées d'inspection, ses rapports, ses surveillances de travaux aux phares de sa région. M me Lacombe. Parisienne de naissance, assez mondaine avant son mariage, se considérait comme en exil dans ce magnifique site de Laulerbrunnen-Station, où s'était fondé, à 1,000 mètres au-dessus de l'ancien Lauterbrunnen, un village neuf, avec annexe aérienne pour les cures d'air, c'est-à-dire un casino ascendant à 700 ou 800 mètres plus haut l'après-midi et redescendant ensuite après le coucher du soleil.
A Lauterbrunnen — Station, pendant l'été, dans ce chalet suspendu comme un balcon au flanc de la montagne, l'hiver dans un chalet aussi confortable en bas, à Interlaken, M'» e Lacombe s'ennuyait et regrettait l'immense et tumultueux Paris.
