Il l’indiqua du doigt.

— Je crois que c’est par là qu’on charge les humains à bord.

— Hein ? Par un tuyau ? C’est comme pour l’eau, alors ? s’étonna Angalo.

— En tout cas, ça vaudra mieux que de rester ici à se mouiller, décréta Gurder. Je suis déjà trempé.

— Il y a des marches, des fils électriques et des tas de trucs, poursuivit Masklinn. On ne devrait pas avoir trop de difficultés à y grimper. Il y aura forcément une fissure par laquelle se faufiler. (Il renifla.) On en trouve toujours dans ce que construisent les humains, ajouta-t-il.

— Ouais, faisons ça ! s’enthousiasma Angalo. Mince de mince !

— Mais tu n’essaieras pas de le voler, insista Masklinn tandis qu’ils aidaient le dodu Gurder à prendre le trot. De toute façon, il se rend où on voulait aller…

— Pas où moi je veux aller, gémit Gurder. Je veux rentrer chez moi !

— … Et pas question que tu t’amuses à le conduire. On n’est pas assez nombreux. En plus, je suppose que c’est beaucoup plus compliqué qu’un camion. C’est un… Tu sais comment ça s’appelle, Truc ?

— Un Concorde.

— C’est ça. Un Concorde. Admettons. En tout cas, tu dois promettre de ne pas le voler.

2

Concorde : C’est deux fois plus rapide qu’une balle de revolver et on y mange du saumon fumé.

Encyclopédie scientifique pour l’édification des jeunes gnomes curieux, par Angalo de Konfection

Se faufiler par un interstice du tuyau-pour-monter-les-humains-à-bord-de-l’avion s’avéra moins délicat que d’affronter ce qui les attendait de l’autre côté.

Dans les hangars de la carrière, le sol avait été fait de planches nues ou de terre battue. Dans les bâtiments de l’aéroport, c’étaient des carrés d’un genre de pierre polie. Mais ici…



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