— Oh !

Quelques lumières coururent à la surface du Truc, puis il dit :

— J’ai localisé un Richard Arnold, quarante ans. Il vient d’entrer en salle d’embarquement du vol 205 en partance pour Miami, en Floride.

— Ça n’a pas pris tellement de temps, constata Masklinn.

— Trois cents microsecondes. C’est énorme !

— En plus, je ne crois pas que j’ai bien tout compris, ajouta Masklinn.

— Quel mot t’a paru obscur ?

— « À peu près tous. Tous ceux qui ont suivi « il vient d’entrer ».

— Il y a ici quelqu’un qui porte le nom que tu cherches, il attend dans une pièce bien particulière pour monter dans un grand oiseau d’argent qui vole dans le ciel, et se rendre dans un endroit qui s’appelle la Floride.

— Quel oiseau d’argent ? s’enquit Angalo.

— Il parle du jet. Il fait de l’ironie, expliqua Masklinn.

— Ah oui ? Et comment sait-il tout ça ? demanda Angalo avec un air soupçonneux.

— Ce bâtiment est rempli d’ordinateurs, répondit le Truc.

— Ah bon ! comme toi ?

Le Truc réussit à paraître indigné.

— Ils sont incroyablement primaires. Mais j’arrive à les comprendre. Si je ralentis suffisamment mes pensées. Ils ont pour fonction de savoir où vont les humains.

— La plupart des humains ne sont pas capables d’en faire autant, signala Angalo.

— Fourrais-tu savoir comment le rejoindre ? demanda Gurder dont le visage s’illumina.

— Holà ! holà ! intervint Angalo en hâte. Ne précipitons pas les choses.

— C’est pour le trouver que nous sommes venus ici, non ? demanda Gurder.

— Oui ! Mais que doit-on faire précisément ?

— Eh bien ! c’est évident, nous… nous… Enfin, il faut que nous…

— Nous ne savons même pas ce qu’est une salle d’embarquement.

— D’après le Truc, c’est une pièce où les humains attendent pour monter à bord d’un avion, expliqua Masklinn.



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