
C’était une parfaite image du pouvoir de leur méthodologie.
Un jour, au déjeuner, Mary Dunkel était assise à côté de lui, sa jambe collée à la sienne. Ce n’était pas un accident. Michel en fut surpris ; c’était un risque terrible de sa part, après tout. Il répondit d’une pression équivalente de la jambe, avant de prendre le temps de réfléchir. Mary était belle. Il l’aimait non pour son audace mais pour ses cheveux bruns, ses yeux marron et le balancement de ses hanches quand elle franchissait les portes, devant lui. Elena, il l’aimait pour la douceur de ses beaux yeux clairs, et pour ses épaules carrées, des épaules d’homme. Tatiana, il l’aimait pour sa splendeur, sa réserve.
Mais c’était Mary qui était collée contre lui. Que voulait-elle lui faire comprendre par là ? Espérait-elle influencer sa décision en sa faveur, ou en sa défaveur ? Elle devait pourtant savoir qu’un tel comportement risquait d’être retenu contre elle. Elle devait bien s’en douter. Le fait qu’elle le fasse quand même voulait dire qu’elle agissait poussée par d’autres raisons, plus importantes pour elle que le fait d’aller sur Mars. Qu’elle le voulait personnellement, en d’autres termes.
