
En voile blanc, devant le maire et le curé. Le jour de sonmariage, la salle de la mairie affichait complet. Il fallut rajouter deschaises et tolérer que certains s’agrippent au rebord des fenêtres. Chacunretenait son souffle, s’attendant à ce qu’elle envoie voler sa robe etapparaisse toute nue en criant « C’était pour rire ! ». Commedans un film.
Rien de la sorte ne se produisit.
Elle semblait prise et éprise. D’un certain Philippe Dupinqui ronronnait dans son habit queue-de-pie. « Qui c’est, quic’est ? » demandaient les invités en le dévisageant à la dérobée.Personne ne le connaissait. Iris racontait qu’ils s’étaient rencontrés dans unavion et que cela avait été « love at first sight ». Belhomme, ce Philippe Dupin. Manifestement, à constater les regards gourmands queles femmes posaient sur lui, l’un des plus beaux hommes que la Terre aitproduits ! Il dominait la foule des amis de sa femme avec une nonchalanceempreinte d’un dédain amusé. « Mais qu’est-ce qu’il fait ? Il est dans
