— Je voudrais bavarder avec vous, insista Malko. Elle secoua la tête.

— Not here. No time. Much work. Tonight, if you want. You come to see me, at The Three Kingdoms

Elle était persuadée que, mis en goût par le « massage », il avait envie de continuer par des plaisirs plus complets.

Des explications qui suivirent, il ressortit que miss Petty était aussi entraîneuse dans une boîte de nuit. Comme c’était la seule façon de lui parler, Malko prit rendez-vous pour le soir.

Malko se rhabilla, s’inclina devant miss Petty, paya la caissière et se retrouva dehors, un peu groggy. Par où fallait-il passer pour obtenir des informations…

Il sauta dans un taxi et se fit conduire à Air America.

Sa-Mai n’eut que le temps de poser un cornet de crevettes dégoulinantes de graisse, d’abandonner deux bahts sur le comptoir ambulant et de sauter à son tour dans un taxi. Heureusement, celui de Malko était arrêté au feu rouge de Pechburi Road.

Sur le palier d’Air America, Malko croisa deux types en civil, les cheveux rasés, qui sentaient la marine à un mile. Il est vrai que tout Bangkok savait que Air America c’était la C.I.A. Les opérations un peu plus discrètes se traitaient à la seconde antenne, une boutique de couture appelée Design Thaï, truffée de brillants analystes de la C.I.A., centre de recrutement d’agents doubles ou triples, parfois quadruples, mais toujours à vendre au plus offrant.

Heureuse surprise, avant d’entrer dans le bureau du colonel White, il aperçut Thépin en train de faire sécher le vernis de ses ongles sur le clavier de sa machine à écrire.

Elle lui sourit un peu froidement et détourna ostensiblement la tête. Elle n’avait toujours pas digéré le massage. Par jeu, Malko s’avança et lui adressa un sourire ensorceleur.



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